Ctlhulhu

Ctlhulhu

mercredi 23 juillet 2014

Coucou des étoiles ..


Maison à vendre

Je vais vendre cette maison elle me dégoutte oui elle me fait gerber et je déteste ton regard sur elle ton regard faussement innocent sur ses murs blancs alors que ton pied nu frôle son escalier et ton regard éperdu, caressant sa rampe de haut en bas bordel de merde cette salope je vais la foutre par terre oui par terre je déteste tes seins qui frottent le long de sa baignoire et tes cheveux qui deviennent splendides après sa douche, ses eaux qui coulent entre tes plis merde je vais démolir cette chambre qui aspire tes soupirs et tes rêves qui la hantent et respire tes dessous et ses fenêtres qui font semblant de regarder vers l'extérieur alors qu'il ne font que me renvoyer ta parfaite nudité qui me reste caché je vais démolir cette salope.

 Cthulhu.


Je suis Cthulhu,

Ombres et bruissements,
Tempêtes, grondements,
Pauvre vieux cul,

Etendu sur mes draps,
tu me regardes, perdu,
Tes yeux sont vagues, mouillent,

Vieux Dieu, je suis maudissant,
Ta croupe mauve, ciel rougissant,

Tu déchires l'arc-en-ciel, mon amant,
Tu es ma lune qui rouille.


Cthulhu. Octobre 2013.

mardi 22 juillet 2014

La dame fontaine

Avec sa seule fontaine ruisselante,
La pauvrette aux oripeaux défraîchis,
Pleurait d'être seulette et sans mari,
Mort à Poitiers, d'un rhume et sans rente,

J'ai là des bourses bien pleines, Dame,
Mon Alezan hénnit comme un cheval fou,
Il quémande que quelques gouttes de vous,
De votre source j'ailira l'or, Dame,

Mon preux, laissez s'abreuver votre pur-sang,
Trempez-y aussi votre bouche avide,
Je n'en peux plus d'assouvir terres et glands,
Couchées, lasse sur cet humus humide,

Dame, retirant cuirs, étoffes et mors,
Mon canasson bave sur mes grosses bourses,
Dame, je viderais votre source, hors,
Ma monture désire faire la course,

Mais laissez-la vagabonder où elle veut,
De collines en vallons, qu'elle s'amuse,
Aux portes de mon pays, il pleut, mon preux,
Elle se décalotte, je ne m'abuse,

Ma rossinante n'a peur de rien, Dame,
Au galop, elle pénètre votre vallon,
Et moi, je découvre vos collines, Dame,
J'en mord le bout de vos durs rochers, pardon,

Tiens, elle caracole bien, sans le nier,
Elle s'enfonce loin, fort remplies vos bourses ?
Ah, mon preux, il serait temps de me payer,
Je vais noyer ce cheval de course,

Patiente, mon fougueux flaire un trou,
Une grotte afin de s'y reposer,
Ma Dame, tournez vous et vous constaterez,
Même fatigué, ce n'est pas un filou,

Mon mari possédait canasson petit,
Coursant bien mais pas loin, mon petit bébé,
Mort avec lui à Poitiers, pauvre chéri,
Cet antre, il ne l'a jamais pénétré,

Cette grotte est étroite et palpite,
Aux sons de votre charmante voix, Dame,
Une terrible sorcière vous habite,
Je vais vous payer, belle, je me pâme,

Gardez encore vos bourses pleines, mon preux,
Votre pays possède pareil antre ?
Montrez-moi que j'y visse un doigt ou deux,
Soufre et sel avec ma langue, j'entre,

Un moine et deux notaires l'ont visités,
Sentez-vous l'odeur de leurs mèches brûlées ?
Dehors, mon coursier prend froid et s'enrhume,
En rêvant d'écurie, fou, il écume,

Je ne suis pas sorcière mais ogresse,
Offrez le moi, écumant, à ma bouche,
Et maintenant, payé moi à la louche,
Que de votre rossinante, j'engraisse,

Avec sa seule fontaine ruisselante,
La pauvrette aux oripeaux défraîchis,
Pleurait d'être seulette et sans mari,
Mort à Poitiers, d'un rhume et sans rentes.


Cthulhu. juillet 2014 

mardi 15 juillet 2014

Ménage

 Mes seins sèchent dans la cour, sous un soleil de pluie, j'ai froid sans eux, je caille. Les papillons m'énerve à ne pas se laisser dévorer. Dans la cour, au dessus des cochons, mes mamelles ont froids aussi. Le sèche-linge ronronne, au loin.Mes culottes et mon vagin se flétrissent sans nouvelles de toi. Je viens de gober un Paon du jour, "amour". Il m'a regardé avec tes yeux .. je l'ai aimée au fond de mon estomac. Il pleut du soleil sur mes cochons qui grognent mes absences. Je leur lance mes bébés rêvés, en pâture, dans la brume des Flandres. Je dépose mon cul sur ta pierre humide et froide. Je caille, je grelotte. Putain de porcs, ils ont arrachés mes nichons de leur fil. Mon sang gicle sur leurs groins. Il faudra que passe la cour, à l'eau . J'ai froid du cul sur toi. Pourtant, t'étais chaud au lit. Tu me suçais et me léchais profondément, tout mes trous. Tu m'enfonçais à me faire mourir. A me faire mourir de jouir, mille fois. Je pend à l'envers, maintenant. Comme mon vagin et mes petites culottes, dans l'armoire . A me faire mourir, tu me rendais vivantes. Tu es mort et tu renifle plus mon cul. 20 centimètres de granite te sert de couverture, maintenant. T'as froid, toi ? moi, je caille, j'ai la moule gelée. Mes oreilles ne captent plus tes râles quand nous jouions au cochon et à la truie. Les papillons tombent de froid dans ma bouche. Ils ont le gout de ton sexe, de ta frite. Ta mayonnaise me manque, entre mes fesses.Je me les gèles sur ta tombe. Je caille. Ton corps chaud me manque. Tu sent mon cul.. dis tu le sent ? non ! bon, Adrien, aller à demain. Je vais aller donner à bouffer aux cochons. Leurs langues me bourrerons.

Cthulhu.